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Doing business: Bio Tchané conseille les parlementaires rwandais sur le climat des affaires (L'Evènement Précis 23/03/2012)



Doing business: Bio Tchané conseille les parlementaires rwandais sur le climat des affaires (L'Evènement Précis 23/03/2012)Abdoulaye Bio Tchané a présenté au Parlement Rwandais une conférence sur le rôle des parlementaires dans l'amélioration du climat des affaires. C'était le 14 mars dernier au siège de l'assemblée nationale du pays des mille collines. Invité en tant que Président du cabinet Alindaou Consultancy International, l'ancien président de la BOAD s'est appesanti sur les principaux ressorts du dynamisme du secteur privé dans un pays en pleine croissance comme le Rwanda.

Pour lui en effet, trois facteurs principaux portent la croissance économique : le gouvernement à travers la mise en ½uvre de politiques efficaces et transparentes qui améliorent la gestion financières et le service public , le secteur privé à travers l'investissement dans le pays et l'amélioration de l'accès aux biens et services et le parlement à travers le vote de lois destinées à faciliter les affaires. « Dans les pays développés, a-t-il noté, plus de 70% des emplois sont créés par le secteur privé.

C'est pourquoi depuis 2003, la banque Mondiale, à travers son programme Doing Business rend public un rapport annuel sur l'environnement des affaires dans tous les pays du monde. Ce rapport est devenu un baromètre incontournable des affaires et contraint les dirigeants à mettre en ½uvre des mesures pour répondre aux exigences d'un investissement florissant. Pour Abdoulaye BIO Tchané, il y a quatre voies par lesquels les parlementaires peuvent passer pour faciliter le climat des affaires : l'amélioration de l'accès du secteur privé aux investissements directs étrangers, le renforcement des institutions en charge de la lutte contre la corruption, le renforcement et l'amélioration des procédures de passation des marchés publics et la mise en place de mesures contre les flux financiers illégaux.

Pour ce qui est de la passation des marchés publics par exemple, son opinion est que les parlementaires doivent y contribuer à la transparence et à la concurrence qui en constituent les conditions essentielles d'efficacité. Selon le dernier classement du rapport Doing Business de la Banque Mondiale, le Rwanda se trouve dans le peloton de tête des Etats africains qui améliorent leur environnement des affaires.

Olivier ALLOCHEME

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#Posté le lundi 26 mars 2012 12:06

Trésor

2 Mots
2 mots pour t'écrire
2 mots de bonheur
2 mots pour te dire
Que tu es dans mon c½ur
2 mots qui brûlent
2 mots enflammés
2 mots qui se consument
En un c½ur de fumée
2 mots de douceur
2 mots de gaîté
2 mots doux-rêveur
Pour un tendre baiser
Ces 2 mots je te les dits
Par cette si belle journée
Sous ce ciel ensoleillé
Pour l'éternité
Je t'aime...

Ton prince

Adébayo HOUNSOU
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#Posté le vendredi 16 mars 2012 12:33

Le mémorandum de Armand Zinzindohoue (partie 1) (08-09-2010)

Le mémorandum de Armand Zinzindohoue (partie 1) (08-09-2010)
MONSIEUR ARMAND ZINZINDOHOUE
ANCIEN MINISTRE DE L'INTERIEUR
ET DE LA SECURITE PUBLIQUE
COTONOU
MON MEMOIRE SUR L'AFFAIRE ICC-SERVICES : DOCUMENT N°1
Je me permets de dire quelques mots sur cette affaire ICC-Services qui défraie aujourd'hui la chronique.
J'ai rencontré Monsieur Guy AKPLOGAN et Monsieur Emile TEGBENOU au domicile du Chef de l'Etat

Courant Mars 2009, Monsieur SOGBOSSI Guillaume, que je rencontre chez le Chef de l'Etat est venu me voir au bureau avec monsieur TEGBENOU Emile qui s'est présenté comme responsable d'une Organisation Non Gouvernementale (ONG) opérant dans le secteur de l'eau et résidant dans la localité de Porto-Novo puis un militant actif et un fan du Chef de l'Etat dont il apprécie beaucoup les actions. Monsieur SOGBOSSI confirmait ces propos par : c'est « un lieutenant et un très engagé pour le Président Boni YAYI et c'est pourquoi je l'ai amené vers toi ». C'est comme cela que mon premier contact avec Monsieur TEGBENOU s'est passé. Dans les échanges que nous avons eus ce jour là, Monsieur TEGBENOU a parlé de la construction d'un château d'eau avec forage à Glo-Djigbé dans la commune d'Abomey-Calavi dont il voulait saisir l'occasion de l'inauguration pour exhorter toutes les populations de la localité à soutenir le Président Boni YAYI. Il a alors promis me faire parvenir des cartes d'invitation et le programme de la manifestation. En partant, il a souligné des préoccupations de sécurité. J'ai aussitôt appelé au téléphone le Commissaire Central de Porto-Novo pour lui demander de recevoir l'intéressé et d'étudier avec lui ses préoccupations en matière de sécurité.
J'ai rendu compte au Chef de l'Etat, des préoccupations de Monsieur TEGBENOU et lui ai fait parvenir sa carte d'invitation et le Chef de l'Etat m'a instruit pour le représenter.
Ainsi, le samedi 09 Mai 2009, déférant à l'instruction, j'ai représenté le Chef de l'Etat à la manifestation grand public d'inauguration du château d'eau de Glo-Djigbé dans la Commune d'Abomey-Calavi.
Je dois signaler que cette manifestation n'était rien d'autre qu'une campagne de propagande au profit du Chef de l'Etat où des photos du Chef de l'Etat ont été déployés, des banderoles avec des inscriptions en faveur des actions du Chef de l'Etat étaient implantées partout et un nombre impressionnant de groupes folkloriques chantaient les louanges du Chef de l'Etat. La plupart des chaines de télévision du pays étaient invitées pour être témoins de l'évènement. C'était un évènement imposant par les moyens déployés et qui a drainé une foule et connu la participation de plusieurs autorités et de nombreux notables de la région.
Le discours de Monsieur TEGBENOU particulièrement élogieux au Chef de l'Etat exhortait toutes les populations de la localité à le soutenir dans ses actions et sa réélection à la tête du pays. La cérémonie a pris fin par une grandiose collation. Les images sont encore là et constituent une preuve palpable.
Cette gigantesque cérémonie a sans nul doute coûté une bagatelle de plusieurs millions dont j'ignorais la source. Quand maintenant, on sait que c'est de l'argent d'ICC-Services que se servait Monsieur TEGBENOU, pour financer les réalisations et des campagnes de popularisation des actions du Chef de l'Etat, nous sommes en droit de dire et de comprendre que l'argent de ICC-Services était aussi destiné pour faire la promotion politique du Chef de l'Etat et du régime du changement.
Dans le même ordre d'idée, Monsieur TEGBENOU a organisé l'inauguration du temple de l'Eglise du Christianisme Céleste à Malanwi dans la Commune d'adjarra. La construction serait entièrement financée par l'intéressé qui est un fidèle de cette Eglise. Cette manifestation a eu le même objectif que la première. J'ai fait parvenir au Chef de l'Etat sa carte d'invitation et c'est sur ses instructions que je suis allé le représenter. Ce jour là, j'ai quitté directement le domicile du Chef de l'Etat pour me rendre à Adjarra.
Les images sont là pour témoigner.
Compte rendu fidèle de chacune des manifestations a été fait au Chef de l'Etat.
Comment ai-je fait la connaissance du Président Directeur Général ICC-Services ?
Dimanche 25 Octobre 2OO9, le Chef de l'Etat me fit appeler et arrivé à son domicile, il m'a demandé de l'accompagner à Abomey-Calavi. Après quelques temps d'attente, le cortège présidentiel s'ébranla en direction d'Abomey-Calavi et échoua dans la ZOPA. Soudainement, le cortège s'immobilisa devant une grande maison ; Et ce fut le domicile de Monsieur Guy AKPLOGAN, Président Directeur Général ICC-Services. Le chef de l'Etat descendit et fut accueilli par une importante délégation comprenant Monsieur Guy AKPLOGAN. Nous sommes montés ensuite à l'étage de l'immeuble et fûmes introduits dans un séjour où se trouva Feu Révérend Pasteur AGBAOSSI. Après les échanges de civilité, le Chef de l'Etat demanda que je me retire pour le laisser seul avec ses hôtes. Ce que j'ai observé.
ICC-Services était bel et bien en terrain contrôlé et maitrisé puisque ayant démarré ses activités au BENIN depuis décembre 2006. Comment au niveau du Ministère de la Sécurité, peut-on savoir qu'ICC-Services est une structure illégale, menant des activités illégales, s'il ne reçoit aucune alerte des autorités en charge des finances ?
N'est-ce pas le Ministre des finances et/ou celui des Micro-finances qui sont chargés de suivre les structures qui exercent dans le secteur des finances ? Pourquoi et en raison de quoi ces derniers ont laissé le champ libre à ICC-Services pour opérer aussi facilement ?
Qu'ont-ils fait le Ministre des finances et le Ministre des Micro-finances en poste en ces moments pour empêcher les activités d'ICC-Services et pour protéger les intérêts des citoyens ?
Enfin, dans ce dossier où laisse-t-on les services de renseignements de l'Etat ?
Mes chers compatriotes, je reconnais avoir servi avec beaucoup d'engagement et loyauté le Chef de l'Etat. Vous me direz avec zèle. Mais, la vérité est ce que je vous dis. Je n'ai reçu aucun courrier d'un Ministre des Finances ou d'un Ministre des Micro-finances me signalant que ICC-Services est une structure illégale menant des activités illégales et qu'il faille démanteler leurs réseaux. Je mets quiconque au défi de prouver le contraire.

Pourquoi, c'est le Ministre de l'Intérieur et de la Sécurité Publique qu'on offre pour le sacrifice de purification du régime du changement ?
Pour se faire passer pour des justiciers aux mains propres, on me parle de garde corps attribué au Sieur Emile TEGBENOU. Mais, l'agent de la police n'a-t-il révélé qu'avant son arrivée, le domicile de Monsieur TEGBENOU était gardé par des militaires et ses bureaux par des gendarmes ? Comment Monsieur TEGBENOU avait-il obtenu ces éléments de l'armée et de la gendarmerie ? Qui a ordonné le détachement de ces éléments ? Que reproche-t-on au juste au Ministre de l'Intérieur et de la Sécurité Publique et que le Ministre de la Défense Nationale n'a pas fait ? Si, on ne pratique pas deux poids et deux mesures, le Ministre chargé de la Défense Nationale devrait être appelé à répondre.
En quoi l'orientation d'un citoyen vers des structures de la police ou l'instruction aux autorités policières pour que celles-ci examinent les préoccupations de sécurité exprimées par un citoyen peut constituer une faute ? De tout temps, les solutions à apporter aux préoccupations des citoyens en matière de sécurité sont laissées à l'initiative des responsables des unités. Ce sont eux, qui en professionnels avertis et avisés apprécient les situations et apportent les réponses appropriées. Le fait de demander à un responsable d'unité de recevoir un citoyen et d'étudier avec lui ses préoccupations en matière de sécurité ne fait-il pas partie de mes attributions ?
C'est ce que j'ai fait pour Monsieur TEGBENOU et c'est ce que tous les Ministres de la Sécurité font pour tous les citoyens qui expriment des préoccupations de sécurité. Je m'en voudrais de ne pas souligner que des opérateurs économiques et des citoyens d'une certaine catégorie disposent aujourd'hui de gardes de corps directement obtenus auprès des unités qui ont vérifié et attesté leurs préoccupations en matière de sécurité.
Que s'est-il passé ?
Mercredi 07 Juillet 2010, j'ai été invité au Palais de la Présidence de la République par le chef de l'Etat. A mon arrivée et quelques instants après, je suis admis à la salle d'audience où se trouvaient entre autres le Directeur Général de la Police Nationale, le Commissaire Central de Porto-Novo et un agent de la Police que je n'avais jamais vu auparavant. Le Chef de l'Etat prit la direction de la séance en s'adressant à moi en ces termes : « Monsieur le Ministre connaissez-vous cet agent ? Est-ce vous qui l'avez mis à la disposition de Monsieur TEGBENOU ? » C'est seulement en ce moment que j'ai su qu'il s'agit de l'agent affecté par le Commissaire Central de Porto-Novo pour servir en qualité de garde de corps à Monsieur TEGBENOU.

Et qu'en est-il du permis de port d'arme qui serait délivré au Sieur TEGBENOU ?
Les textes de la République réglementent les conditions de délivrance du permis de port d'arme et tout citoyen béninois peut en solliciter l'obtention. Là encore, ce n'est pas le Ministre qui se lève pour délivrer un permis de port d'arme. Le dossier est instruit et traité par les services techniques compétents qui après enquête de moralité, retiennent ou rejettent la demande. C'est encore les mêmes services qui établissent le permis et qui font les différents visas avant sa transmission au Ministre pour signature. Si, une faute est commise en cette matière, ne suffit-il pas de remonter la procédure de délivrance du permis, pour établir la régularité ou non de l'obtention du permis de port d'arme par le Sieur TEGBENOU ? Contrairement à ce qui est colporté dans l'opinion, je n'ai signé aucun arrêté de délivrance de permis de port d'arme et il n'y a eu aucun traitement particulier de la part du Ministre de la Sécurité pour ce qui est des dossiers de demande d'obtention de permis de port d'arme y compris le cas du Sieur TEGBENOU.
Il convient aussi de préciser que les armes à détenir par les citoyens par le biais des permis ne sont pas des armes de guerre. C'est des armes perfectionnées pour assurer la protection personnelle. Selon les statistiques criminelles des forces de sécurité publique, aucune arme perfectionnée bénéficiant d'un permis de port d'arme n'a jusqu'à présent servi à commettre un crime sur le territoire béninois.

Pour ce qui est de l'histoire de remise d'argent ou de pots de vin, il s'agit ni plus ni moins que des allégations mensongères et des montages dénués de tout fondement puisqu'il n'existe pas de preuves matérielles. Il y a lieu de chercher à savoir :
Si un virement a été fait sur mon compte bancaire ?
Si des chèques m'ont été remis ou que j'ai touchés des chèques ?
Pourquoi et pour quelles raisons on va me remettre de l'argent et pour accomplir quelle tâche avec ? Je ne vois pas l'exécution de la tâche pour laquelle on va me remettre de l'argent. Tout ceci relève d'un pur montage et d'une grande manipulation.
Des personnes ont été montées de toute pièce pour mentir.
C'est trop facile de dire sur de simples déclarations que tel a remis telle chose à tel et sur cette base, on bâtit une accusation. Je n'ai reçu aucun sou de qui que ce soit.
Si mes souvenirs sont bons, Monsieur Emile TEGBENOU est venu dans mon bureau trois (03) ou quatre (04) fois pas plus et toutes les fois, il était accompagné de son ami Guillaume SOGBOSSI et ceci dans le cadre de l'inauguration du château d'eau de Glo-Djigbé et du temple de Malanwi. Ces inaugurations ont été des activités pour faire la promotion politique du Chef de l'Etat et du régime du changement.

Le dossier ICC-Services est avant tout un dossier de finances. Ce n'est pas un dossier de Sécurité.
En s'en prenant au Ministre de l'Intérieur et de la Sécurité Publique, on est en train de changer les rôles pour mieux dissimuler la vérité. ICC Services a démarré ses activités en 2006. En ce moment, je n'étais pas encore Ministre. Ma nomination au Ministère de l'Intérieur et de la Sécurité Publique n'est intervenue que le 22 Octobre 2008.
S'agissant des milliards de billets de banque qui seraient retrouvés enterrés dans la concession de mon domicile, je dis c'est bien un fantasme pour détourner l'attention du peuple. En effet, après mon limogeage du poste de Ministre de l'Intérieur et de la Sécurité Publique (MISP) le mercredi 07 Juillet 2010, mon domicile a été perquisitionné le lundi 12 Juillet 2010, pendant près de 05 heures d'horloge soit de 12 heures 40 minutes à 17 heures 10 minutes. Toutes les pièces ont été systématiquement fouillées par six (06) agents en uniforme. Je me suis prêté à cette opération sans la moindre opposition et hésitation. Après le domicile, çà été le tour de mon bureau au Ministère pour environ une (01) heure.
Ces longues perquisitions n'ont rien donné. Ni document me confondant, ni argent n'a été trouvé chez moi comme le témoigne le procès verbal de perquisition (cf. annexe). Mais, quelle vilenie et quelle perfidie que de faire courir dans l'opinion, la découverte à mon domicile d'une forte somme d'argent soit plusieurs milliards ou de répandre que je suis actionnaire d'ICC Services. Je ne suis ni actionnaire, ni déposant à ICC-Services et consorts et je ne suis mêlé en rien. C'est là encore une grossière manipulation du peuple pour s'offrir un bouc-émissaire dans cette affaire ICC Services.
Qu'en est –il des droits de la personne ?
J'ai été gardé à la brigade territoriale de gendarmerie de Cotonou dans des conditions humiliantes et dégradantes bien que je sois encore Ministre de l'Intérieur et de la Sécurité Publique. La passation de témoin entre mon successeur et moi a eu lieu le lundi 26 Juillet 2010 alors que j'ai été relaxé le mardi 20 juillet 2010 après avoir passé neuf (9) jours en garde en vue soit un (1) jour de plus (lundi 12 au mardi 20 Juillet 2010) en violation de la Constitution (Article 18 de la loi N°90-32 du 11 décembre 1990 portant constitution de la République du BENIN).
Des auditions ont été réalisées. Des personnes ont été montées de toute pièce pour mentir. La preuve de leur mensonge se trouve dans leurs déclarations contradictoires contenues dans les procès verbaux d'audition.
Leurs déclarations contradictoires ont mis à nu leurs mensonges et leurs faux témoignages.
Mes chers compatriotes, peut-on bâtir une accusation sur la base de mensonges et de faux témoignages ?
La logique est de trouver absolument un bouc émissaire dans cette affaire ICC Services, qui est avant tout une affaire de délinquance financière et non un dossier de sécurité.
Les Ministres des finances et les Ministres de la Micro-finance qui se sont succédé depuis avril 2006 peuvent–ils jurer ne rien en savoir, eux qui sont chargés de la veille financière du pays. Si oui, ils ont fait preuve de défaillance professionnelle dans leur mission. Si non, ils sont complices. Poursuivant dans la même logique, il y a à demander au Ministre de la Décentralisation si le Préfet des Départements de l'OUEME et du PLATEAU lui a rendu compte de l'application des instructions qu'il a données (Voir journal Fraternité du jeudi 26 Août 2010) et à savoir quel registre officiel comportant « ICC SERVICES » lui a servi pour dresser la liste des établissements financiers exerçant sur son territoire de compétence. Des instructions du genre de celles du Ministre de la Décentralisation sont monnaies courantes et visent souvent à protéger les affaires des copains et des amis.
Le Ministre d'Etat chargé de la Défense n'est-il pas en situation de recel d'Etat lorsqu'il réceptionne pour le compte d'une structure étatique (Brigade de gendarmerie de KLOUEKAMEY) un véhicule 4X4 Pick up offert par un responsable d'une organisation privée douteuse et illégale ?

Et, Le Chef de l'Etat lui-même :
N'a-t-il pas reçu en audience publique avec une grande médiatisation (les images sont encore là) des responsables d'ICC-Services avec leurs partenaires ?
N'a-t-il pas posé en photo avec les responsables d'ICC Services et leurs partenaires à la fin de l'audience ?
Ne s'est-il pas plusieurs fois personnellement rendu à Abomey-Calavi au domicile de Monsieur Guy AKPLOGAN, Président Directeur Général de ICC-Services ?
N'a-t-il pas reçu à son domicile Monsieur Guy APKLOGAN et Monsieur Emile TEGBENOU ?
Ne s'est-il pas servi d'objets offerts par ICC Services lors d'une fête organisée au palais de la Présidence de la République ?
Etc. ...

Au regard des faits, c'est alors tous les Ministres des Finances, de la Micro-finance, de la Défense, de l'Intérieur, de la Décentralisation et d'autres Ministres ainsi que le Chef de l'Etat qui doivent répondre du dossier ICC-Services.

Pourquoi le Président Boni YAYI veut-il me faire porter une charge qu'il sait, n'est pas la mienne ?
Au lieu de chercher à tout prix un bouc-émissaire, le Chef de l'Etat doit prendre autrement ses responsabilités.
Les vrais responsables de cette délinquance financière sont ailleurs et ne sont pas encore inquiétés.
Je remercie du fond de mon c½ur tous les compatriotes qui ont voulu distraire une partie de leur temps pour lire ces quelques lignes de cette première partie de mon mémoire.

A suivre...



Source: la nouvelle tribune

Adébayo HOUNSOU
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#Posté le jeudi 09 septembre 2010 11:20

L'ancien ministre Lawani plonge Yayi

Son silence aura été long et objet de mille interprétations mais, les Béninois ont enfin l'occasion de se faire une opinion sur les vrais dessous de l'affaire Cen-Sad. L'ancien ministre des finances, Soulé Mana Lawani dans un mémorandum sur la gestion des fonds alloués à la réfection du Cic et du Palais des Congrès de Cotonou dans le cadre de l'organisation du 10ème sommet de la Cen-Sad donne sa version des faits. Dans ce document actuellement sur la table des députés qui sont appelés à faire la part des choses dans le cadre de la demande de sa mise en accusation devant la Haute Cour de Justice par le chef de l'Etat, il ne fait pas de cadeau au gouvernement auquel il a appartenu et à son chef, Boni Yayi. Les lecteurs auront surtout droit dans ce mémorandum, à des déballages sur la fameuse affaire Cen-Sad et à des argumentaires de l'ancien ministre des finances pour faire porter le chapeau de la mauvaise gestion des fonds alloués à l'organisation du sommet au président Yayi et au gouvernement dans son entièreté. Après ses explications, le ministre Lawani conclut que s'il faut qu'il passe devant la Haute Cour de Justice, il faut nécessairement que le Chef de l'Etat et tout son gouvernement y passent aussi.
Lire ci-dessous l'extrait du mémorandum produit par le ministre Lawani.
MEMORANDUM SUR LA REHABILITATION ET L'AMEUBLEMENT DU CENTRE INTERNATIONAL DES CONFERENCES ET DU PALAIS DES CONGRES DE COTONOU
La tenue au Bénin du dixième Sommet de la Communauté des Etats Sahélo Sahariens (CEN-SAD) a été décidée à Syrte en Libye le 3 juin 2007.
Certains Etats sollicités, ont décliné l'offre d'organisation en raison du délai court de préparation. Le Président de la République du Bénin a accepté de relever le défi de l'organisation en s'en donnant personnellement les moyens.
Dans le cadre des préparatifs de l'organisation dudit Sommet, le Gouvernement a ainsi initié la réalisation d'importantes infrastructures et l'achat de divers équipements qui contribueront à la modernisation des infrastructures de la ville de Cotonou. Les efforts consentis par le Gouvernement au titre de CEN SAD portent sur les volets ci-après :
Attribution de parcelles aux promoteurs immobiliers ;
Viabilisation des sites ;
Construction de 14 villas ;
Réhabilitation et ameublement du Centre International des Conférences et du Palais des Congrès de Cotonou ;
Extension du parking de l'aéroport ;
Liaison Aéroport-Place du Souvenir-Air Afrique
Aménagement et équipement du palais des hôtes de marque ;
Equipements de sécurité ;
Exonérations.
La mise en ½uvre de ce programme CEN SAD nécessite de relever aussi bien le défi de délai que le défi de ressources de financement.
S'agissant du défi de délai, il faut préciser qu'en partant du 3 juin 2007, date d'attribution du Sommet au Bénin, notre pays disposait théoriquement d'un an (12 mois) pour la réalisation des infrastructures. En réalité, pour diverses raisons, l'organisation du Sommet n'est devenue effective qu'après la décision du Gouvernement prise lors du Conseil des Ministres de décembre 2007. Notre pays ne disposait dès lors que de 5 à 6 mois pour réaliser une telle prouesse, en particulier la passation des marchés et l'exécution des travaux.
En ce qui concerne le défi de ressources de financement à mobiliser, les dépenses n'étaient pas inscrites au budget de l'Etat pour la gestion 2008 et le Chef de l'Etat comptait sur l'appui et le soutien personnel du Guide Libyen pour couvrir les besoins de financement.
Le Président de la République ayant accepté l'organisation du Sommet, la mobilisation de l'administration béninoise à tous les niveaux est indispensable pour la réussite du Sommet afin de ne pas déshonorer notre pays. Dans ce cadre, la contribution du Ministère en charge des Finances est aussi un défi, le Ministère étant impliqué dans toutes les procédures.
La position du Ministre en charge des Finances apparaît dès lors délicate, dans la mesure où il doit conduire les opérations dans le strict respect des procédures et sans pour autant poser des actes négatifs pour la bonne tenue du Sommet, voire des actes pouvant le rendre responsable de l'échec du Sommet.
PRINCIPAUX POINTS SOULEVES PAR LES RAPPORTS
Le Président de la République a chargé le 2 juin 2008, inspection Générale d'Etat de procéder à la vérification des conditions d'attribution et d'exécution des commandes publiques passées dans le cadre de l'organisation du 10ème Sommet de la CEN-SAD.
Le rapport de l'IGE (cf pièce n° 1) a été examiné en Conseil des Ministres du 3 juillet 2008 (cf pièce n° 2). La plupart des observations significatives de l'IGE étant contestées par les acteurs mis en cause dans le dossier de réhabilitation et d'ameublement du CIC et du Palais des Congrès, le Gouvernement a créé le 10 juillet 2009 (cf pièce n° 3), une commission d'enquête présidée par Monsieur Stanislas Kpognon et chargée des investigations complémentaires afin de mieux situer les rôles et responsabilités des acteurs et apporter un regard indépendant sur les coûts, surcoûts et surfacturations.
Les principales observations soulevées par les rapports de l'IGE et de la commission KPOGNON (cf pièce n° 4) portent sur les sept points ci-après :
• conduite unilatérale du dossier de réhabilitation et d'ameublement par le Ministère en charge des Finances et son implication personnelle pour la désignation des entreprises ;
• non respect des dispositions légales et réglementaires qui encadrent la procédure de gré à gré ;
• attribution des marchés à des entreprises dépourvues de capacités techniques et financières pour les réaliser ;
• mauvaise réalisation des travaux et défaillance dans le contrôle technique des travaux réalisés ;
• dépassement du coût estimatif des travaux urgents ;
pratique de prix excessifs révélés par une contre expertise et induisant des surfacturations ;
responsabilité des deux Ministres ayant piloté le dossier.
En ce qui concerne la conduite unilatérale du dossier et l'implication personnelle du Ministre en charge des Finances pour la désignation des entreprises, l'affirmation n'est pas fondée pour les raisons suivantes :
La décision de réfection et d'ameublement du Centre International des Conférences et du Palais des Congrès est une décision du Conseil des Ministres du 26 Mars 2008 (cf pièce n° 5) au cours duquel le Ministre en charge des Finances a été instruit pour la mise en ½uvre de cette décision ;
La mise en ½uvre de la décision a nécessité plusieurs étapes dont les principales sont :
l'expertise des deux ouvrages par le Ministère en charge de l'Urbanisme (cf pièce n° 6) ;
l'accord du Ministre en charge des Finances sur proposition du Secrétaire Général du Ministère pour la mise en ½uvre de la procédure de gré à gré (cf pièce n° 7) ;
l'élaboration du dossier de consultation par le Ministère en charge de l'Urbanisme ;
le choix des entreprises à consulter proposé au Ministre en charge des Finances par le Secrétaire Général du Ministère sur la base de listes restreintes dont celle provenant de la Direction du CIC et du Palais des Congrès et du Ministère en charge de l'Urbanisme (cf pièce n° 8) ;
l'approbation et le lancement du dossier de consultation restreinte (cf pièce n° 9) ;
l'analyse des offres par la commission de dépouillement (cf pièce n° 10) ;
l'avis du Directeur National des Marchés Publics sur l'analyse des offres (cf pièce n° 11) ;
le choix des entreprises attributaires de marchés par le Ministre en charge des Finances sur proposition du Secrétaire Général du Ministère et conformément aux adjudications provisoires et à l'avis de non objection du Directeur National des Marchés Publics (cf pièce n° 12) ;
la signature des marchés ;
l'exécution des travaux ;
le suivi et le contrôle des travaux par le Ministère en charge de l'Urbanisme et les experts recrutés par ce Ministère ;
les visites de chantier par le Chef de l'Etat et plusieurs Ministres ;
le paiement des décomptes ;
la réception des travaux.
Nulle part au niveau de ces étapes, le Ministre en charge des Finances ne s'est Impliqué personnellement et n'a donné d'instructions personnelles ne relevant pas de ses prérogatives.
Toutes les décisions prises par le Ministre en charge des Finances ont été prises sur la base des propositions formulées par les responsables des services techniques compétents du Ministère, en l'occurrence le Secrétaire Général du Ministère et le Directeur National des Marchés Publics. Toutes les correspondances existent pour le prouver et le Ministre en charge des Finances ne saurait donc être accusé de gestion solitaire du dossier.
S'agissant du non respect des dispositions légales et réglementaires qui encadrent la procédure de gré à gré, il convient de relever que les dispositions applicables sont celles prévues à l'article 46 nouveau alinéa 1 de la loi n° 2004-18 du 27 août 2004 portant modification de l'ordonnance n° 96-04 du 31 janvier 1996 et l'article 2 alinéa 5 point 1 du décret 563 du 1er octobre 2004. Il découle de ces dispositions que :
• l'avis du Ministre en charge des Finances est requis avant la consultation de gré à gré ;
l'avis du Ministre fait suite au rapport adressé par le maître d'ouvrage ;
les suggestions faites au Ministre en charge des Finances par la Direction Nationale des Marchés Publics font suite aux demandes d'autorisation de passation des marchés de gré à gré au Ministre en charge des Finances par le maître d'ouvrage.
Au regard de ce qui précède, l'avis du Ministre en charge des Finances doit précéder l'étude du dossier par la Direction Nationale des Marchés Publics. Mais lorsque, dans une situation exceptionnelle d'extrême urgence où le Ministre en charge des Finances, ordonnateur du gré à gré, se retrouve en position de maître d'ouvrage, il peut autoriser au préalable le gré à gré sans pour autant se passer des suggestions de la DNMP. C'est pour cette raison que le procès verbal de jugement des offres et l'ensemble des autorisations de gré à gré déjà signées par le Ministre en charge des Finances ont été transmis le 19 mars 2008 à la DNMP pour étude et suggestions à faire au Ministre (cf pièce n° 13). Le Directeur National des Marchés Publics a marqué son avis de non objection avant la communication des résultats aux entreprises adjudicataires. Si la procédure avait été irrégulière, le Directeur National des Marchés Publics aurait refusé ou réservé son avis.
Par ailleurs, la procédure de gré à gré, prévue par le Code des Marchés Publics, a été mise en ½uvre sous forme de consultation restreinte des entreprises, l'objectif de la consultation restreinte étant de permettre la mise en concurrence (trois entreprises par lot), conformément aux dispositions de Code des Marchés Publics en son article 45. Ainsi, le gré à gré utilisé dans le processus en cause, ne saurait être assimilé à une entente directe avec les entreprises, mais sa justification résulte de l'urgence attachée à la réalisation de ces marchés sur un délai court de deux mois.
Compte tenu du délai court, les règles habituelles de gestion des marchés publics étaient inopérantes et le gré à gré s'est imposé comme le seul moyen de parvenir aux objectifs.
Au sujet de l'attribution des marchés à des entreprises dépourvues de capacités techniques et financières pour les réaliser
Le Code des Marchés Publics prévoit pour la procédure de gré à gré que le Maître d'Ouvrage opère des choix parmi les sociétés ayant réalisé des travaux similaires et ayant la capacité financière de réaliser les travaux dans les délais.
La sélection des entreprises a été faite par la Commission de dépouillement sur la base des critères déjà définis dans le dossier de consultation restreinte élaboré par le Ministère en charge de l'Urbanisme.
Pour la réhabilitation des deux ouvrages, la Commission a privilégié la capacité des entreprises à préfinancer les travaux, compte tenu de l'urgence que requiert leur achèvement à bonne date. A cet effet, huit (8) entreprises sur vingt (20) ont été retenues pour les neuf lots constitués (cf pièce n° 14).
Toutes les entreprises retenues ont achevé les travaux de réhabilitation avant le sommet de la CEN-SAD et n'ont pas attendu le paiement des avances avant d'aller à une exécution physique de l'ordre de 50%.
Il ne revient pas au Ministre en charge des Finances, comme l'indique le rapport Kpognon, de s'assurer des capacités technique et financière des entreprises adjudicataires des marchés. Cette vérification est réglée par le dossier de consultation et assurée par les services techniques compétents.
Au sujet de la mauvaise réalisation des travaux et de la défaillance du contrôle technique des travaux
Les travaux ont été exécutés sous la supervision des experts recrutés par le Ministère en charge de l'Urbanisme.
Les rapports de réception provisoire des travaux n'ont pas fait état de mauvaises prestations, ni de malfaçons et d'irrégularités techniques significatives (cf pièce n° 15).
Les réceptions provisoires ont été prononcées par la commission interministérielle en présence de tous les experts chargés du suivi et du contrôle des travaux, recrutés par le Ministère en charge de l'Urbanisme.
La réception technique définitive de certains lots a été déjà prononcée avec des réserves mineures par la même commission interministérielle et les experts (d pièce n° 16).
Il faut préciser que, en tout état de cause, les malfaçons demeurent toujours sous la responsabilité des entreprises ayant exécuté les travaux. Entre la réception provisoire et la réception définitive des lots, tous les travaux de maintenance et de levée de réserves constatées sont pris en charge par les entreprises attributaires des marchés.
Au sujet des travaux supplémentaires non prévus dans le plan d`urgence et du dépassement du coût estimatif des travaux urgents
La modification de la consistance du plan d'urgence (travaux prioritaires et urgents) (d pièce n° 17) est intervenue le 22 janvier 2008 à la suite d'une réunion tripartite entre la Directrice du Centre International des Conférences, le Directeur Adjoint de la Construction et de la Promotion des Matériels Locaux et les experts indépendants.
Au cours de cette réunion, la Directrice a fait part des lacunes et omissions dans le plan d'urgence. La prise en compte de ces éléments a fait passer le coût de l'évaluation initiale des travaux de 4,4 milliards à 5,6 milliards puis à 5,8 milliards. Cette modification n'a jamais été portée à la connaissance du Ministre en charge des Finances.
L'analyse du plan d'urgence transmis par le Ministère en charge de l'Urbanisme évalué à 3.1 milliards, a permis de constater que ce plan d'urgence a oublié les volets « Etanchéité »(0,3 milliard), « Revêtement souple » (1,4 milliard) et « Revêtement carreaux » (0,2 milliard) dont la prise en compte est nécessaire pour conformer les deux ouvrages aux normes internationales requises pour accueillir les rencontres internationales.
Dans ces conditions, il faudrait s'interroger sur la crédibilité du plan d'urgence et sur la conscience professionnelle de ceux qui ont participé à sa mise au point.
Pour l'attribution des différents marchés, la commission d'analyse des offres a disposé de 48 heures pour dépouiller et rendre disponibles les résultats. Dans cette extrême urgence, elle a utilisé deux référentiels, à savoir :
le devis référentiel du Ministère en charge de l'Urbanisme élaboré par les experts qui a prévu l'ensemble des prestations pour un montant de 5.8 milliards (d pièce n° 18) ;
les résultats annulés des attributions provisoires de la consultation lancée par la Directrice du Centre International des Conférences et du Palais des Congrès et le Ministère en charge de l'Urbanisme sous la supervision de la Direction Nationale des Marchés Publics qui ont chiffré l'ensemble des interventions pour un montant de 5.3 milliards (d pièce n° 19).
La commission d'analyse des offres a procédé à l'étude des offres techniques et financières et a abouti à des attributions provisoires des offres moins disantes et techniquement recevables pour un montant de 5.1 milliards, soit 700 millions de moins par rapport aux prix référentiels du Ministère en charge de l'Urbanisme.
Le Ministre en charge des Finances ayant estimé que ces prix étaient compétitifs (d pièce n° 20) et tenaient dans les prévisions, a validé les attributions provisoires.
Jusqu'à ce jour, aucune preuve matérielle de surfacturation n'a été apportée bien que le montant de surfacturation ait été estimé à 2 227 994 041 FCFA.
Le Conseil de Ministres a autorisé la réhabilitation et l'ameublement du Centre International des Conférences et du Palais des Congrès, mais aucun montant n'a été fixé, même si le plan d'urgence (hors ameublement) avait été évalué au départ à 3.1 milliards.
Le montant de l'ameublement et des dépenses complémentaires (cf pièce n° 21) n'étant pas encore connu avec précision à la date du 26 mars 2008, le Conseil des Ministres n'a pas arrêté un montant et c'est pour cette raison que le relevé du Conseil des Ministres n'en mentionnait pas. Toutefois, le Ministre en charge des Finances, ordonnateur unique du budget, a été autorisé à engager les dépenses de réhabilitation et d'ameublement.
La commission Kpognon a cherché à charger certains et à décharger d'autres dans le processus. Cette commission a fait preuve de partialité avec une politique de « deux poids, deux mesures », notamment en ce qui concerne les deux Ministres ayant piloté le dossier.
En effet, comment peut-on reconnaître la responsabilité du Ministre en charge des Finances pour avoir retenu des entreprises défaillantes dans l'exécution des travaux, sans selon la même logique, reconnaître la responsabilité du Ministre en charge de l'Urbanisme qui a recruté des experts défaillants dans l'évaluation préalable des coûts et dans le contrôle technique des travaux ?
En outre, il convient de relever qu'une commission d'experts n'a même pas pour, rôle de préciser des responsabilités, de blanchir ou pas des acteurs impliqués, mais de relever des manquements sur la base des faits. Il ne saurait dès lors se substituer au juge qui seul situe le cas échéant les responsabilités.
Enfin, la commission Kpognon n'est pas indépendante, car l'Inspecteur Général d'Etat et l'Agent Judiciaire du Trésor qui en sont membres, dépendent tous du Président de la République. Cette commission n'a pas eu les moyens et le temps nécessaires pour approfondir ses investigations et faire évaluer correctement les coûts, surcoûts et prétendues surfacturations. Plus grave, elle n'a même pas auditionné les entreprises adjudicataires de marchés ni visiter les deux ouvrages pour apprécier la qualité des travaux mis en cause.
La conduite des opérations de réhabilitation et d'ameublement du Centre International des Conférences et du Palais des Congrès a été effectuée dans un contexte d'extrême urgence.
La durée trop courte (5 à 6 mois) de mise en ½uvre du processus a induit une forte pression administrative justifiée par l'obligation de résultat et la transparence dans la conduite des opérations.
Outre la pression de l'urgence sur le déroulement de la mise en ½uvre du programme CEN SAD, il faut signaler la forte et constante pression du Chef de l'Etat pour la réalisation à bonne date des travaux.
Aussi, pendant la période de préparation, le Chef de l'Etat a multiplié les visites des chantiers ouverts dans le cadre de CEN SAD.
S'agissant particulièrement du CIC et du Palais des Congrès, plusieurs visites de chantier ont été effectuées par le Président de la République et plusieurs Ministres pour s'assurer de l'état d'avancement des travaux, car il ne pouvait y avoir de sommet si les travaux de ces deux ouvrages n'étaient pas terminés.
Toute cette mobilisation découle de la témérité du Chef de l'Etat qui a accepté d'organiser, sur décision personnelle et volontaire et sans budget préalable estimé, une rencontre internationale (sans infrastructures adéquates) qu'aucun autre Etat n'a voulu organiser (cf pièce n° 22).
En acceptant d'organiser le Sommet de la CEN SAD au Bénin, le Chef de l'Etat comptait sur l'aide du Gouvernement libyen pour financer les dépenses.
Les dépenses de réhabilitation et d'ameublement du Centre International des Conférences et du Palais des Congrès n'étaient donc pas prévues au budget initial de l'Etat pour 2008, seule une dotation de 1 430 000 000 FCFA était inscrite dans la loi des finances 2008 au titre de l'entretien courant des deux ouvrages.
Les travaux ont été réalisés en espérant leur prise en charge par les partenaires libyens. Ils ont coûté à notre pays le montant de 6429207327 FCFA. Malgré les multiples voyages en Libye, ce pays n'a contribué en définitive qu'à hauteur de 3.000.000 US, soit 1.500.000.000 FCFA.
Finalement, les dépenses ont été supportées par le budget national et le Gouvernement a de façon dérogatoire, c'est-à-dire sans autorisation préalable du Parlement, engagé les dépenses à charge d'obtenir du Parlement leur intégration dans le cadre d'une loi de finances rectificative 2008.
Cette loi de finances rectificative a été rejetée par le Parlement et le Président de la République a préféré recourir, sous sa seule responsabilité et autorité, à la prise de l'ordonnance n° 2008-05 du 5 novembre 2008 portant loi de finances rectificative 2008.
La situation budgétaire des dépenses pour la gestion 2008 relative à la réhabilitation et à l'ameublement du Centre International des Conférences et du Palais des Congrès, se présente comme suit :
dotation initiale 2008 : 1 430 000 000
crédit supplémentaire : 5 590 232 000
nouvelle dotation : 6 954 542 000
Ainsi, le dossier de réhabilitation et d'ameublement implique deux volets connexes liés : le volet relatif aux travaux et le volet concernant la budgétisation des dépenses.
L'un des volets ne peut occulter l'autre et la responsabilité dans l'un ne peut s'apprécier sans celle dans l'autre.
En effet, le Gouvernement est astreint au devoir de contrôle de l'exécution des dépenses de l'Etat. Ce devoir de contrôle gouvernemental se réalise au niveau des structures de l'Etat, notamment la Présidence de la République et les Ministères. Pour ce faire, le Gouvernement avait à sa disposition, l'ensemble des documents comptables, administratifs et contractuels. Les dépenses de réhabilitation et d'ameublement ont donc été vérifiées avant leur inscription au budget de l'Etat. Il ne pouvait pas ne pas le faire avant de solliciter la certification desdites dépenses par le Parlement. Pourquoi ces dépenses sujettes à caution n'ont-elles pas été détectées et rejetées ?
En outre, il revient au Gouvernement en Conseil des Ministres d'examiner et d'adopter le projet de budget élaboré par le Ministre en charge des Finances. Le projet de budget général de l'Etat gestion 2008 remanié a été adopté par la prise du décret n° 2008/7534 du 24 septembre 2008 portant transmission à l'Assemblée Nationale du projet de loi de finances rectificative pour la gestion 2008. Le Gouvernement a-t-il inscrit sciemment des dépenses frauduleuses dans le projet de budget 2008 remanié transmis au Parlement ? N'est-il pas responsable pour avoir transmis à l'Assemblée Nationale un tel projet de budget remanié ?
Enfin, les députés ont évoqué des malversations au niveau du dossier CEN SAD pour refuser le vote du collectif budgétaire 2008. La réponse du Chef de l'Etat a été de prendre une ordonnance, rendant exécutoires les dépenses contestées et suspectées sans émettre de réserve.
Sur la base de ce qui précède, le cercle de responsabilités ne peut être limité aux seuls acteurs responsables de prétendues surfacturations. Le Chef de l'Etat qui a pris l'ordonnance est responsable de même que le Gouvernement qui a adopté le budget 2008 remanié. Dans ces conditions, le Gouvernement, avec à sa tête le Chef de Gouvernement, peut être traduit devant la Haute Cour de Justice pour avoir sciemment inscrit au budget remanié 2008 des dépenses frauduleuses entachées de surfacturations.
Par ailleurs, si les surfacturations étaient avérées, la réparation doit s'élargir à tous les acteurs concernés y compris le Gouvernement, notamment le Chef de l'Etat et les Ministres.
Pour finir, il faut rappeler que le dossier CEN SAD ne se limite pas au CIC et au Palais des Congrès. Il comporte plusieurs autres volets qui sont :
Attribution de parcelles aux promoteurs immobiliers
Viabilisation des sites : 19 274 166 443 FCFA
Construction de 14 villas : 5 868 000 000 FCFA
Extension du parking de l'aéroport : 6 675 941 126 FCFA
Liaison Aéroport-Place du Souvenir-Air Afrique : 11 321 60S 030 FCFA
Aménagement et équipement du palais des hôtes de marque (Palais de la République) : 2 717 807 003 FCFA
Équipements de sécurité : 3 918 680066 FCFA
Exonérations :
Compte tenu des montants des investissements, il ne devrait pas y avoir une différence de traitement entre ces autres volets et le CIC et le Palais des Congrès.
En effet, pourquoi l'IGE n'a pas initié la contre expertise financière de ces volets à l'instar de celle concernant le CIC et le Palais des Congrès ?
Enfin, pourquoi le dossier Cen Sad s'est-il résumé finalement à la réhabilitation et à l'ameublement du Palais des Congrès et du Centre International des Conférences ? Où est-cet arbre qui cache la forêt ?
Conclusion
Pourquoi le dossier de réhabilitation et d'ameublement du CIC et du Palais des Congrès a-t-il été agité ? A-t-il un soubassement politique ou est-ce par souci de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption ?
Ce dossier a été agité par le Président de la République quelques semaines seulement après le limogeage du Gouvernement du Ministre en charge des Finances, pour cosignature d'un arrêté interministériel accordant des primes de motivation aux agents de santé sans l'accord préalable du Chef de l'Etat. Pourtant, des agents de onze autres ministères ont été aussi bénéficiaires de cette prime sans que les Ministres signataires aient été limogés.
Et l'affaire Cen Sad est tombée subitement du ciel, comme du pain béni, en pleine lumière, avec à la clé, une accusation pour épingler le Ministre limogé.
Il n'est indiqué nulle part dans le rapport de l'IGE ni dans celui de la commission KPOGNON que le Ministre en charge des Finances a pu tirer un revenu quelconque dans la gestion de ce dossier.
Soulé Mana Lawani
LISTE DES PIECES
1. Compte rendu des travaux de vérification de l'utilisation des ressources engagées
2. Communiqué du Conseil des Ministres du 3 juillet 2009
3. Communiqué du Conseil des Ministres du 10 juillet 2009
4. Rapport de la commission indépendante et neutre
5. Relevé du Conseil des Ministres autorisant la réfection et l'ameublement
6. Correspondance du Ministre en charge de l'Urbanisme relative à l'expertise des immeubles
7. Accord du Ministre en charge des Finances pour le gré à gré
8. Accord du Ministre en charge des Finances pour le lancement de la consultation restreinte
9. Approbation et lancement du dossier de consultation restreinte
10. Procès verbal d'ouverture des offres-Rapport de dépouillement et d'analyse des offres-Procès verbal de jugement des offres
11. Procès verbal d'approbation par le Directeur National des Marchés Publics des résultats de jugement des offres
12. Accord du Ministre en charge des Finances relatif à l'adjudication provisoire
13. Autorisations de gré à gré signées par le Ministre en charge des Finances
14. Notification des attributions aux entreprises retenues
15. Procès verbaux de réception provisoire
16. Procès verbaux de réception technique
17. Correspondance du Ministre en charge de l'Urbanisme relative au Plan d'urgence
18. Avant Projet Détaillé
19. Correspondance de la Direction du CIC et du PC relative aux offres financières et entreprises consultées
20. Tableau comparatif des coûts de réalisation
21.Dépenses complémentaires
22. Communiqué du Conseil des Ministres du 10 août 2009


19-08-2010, La rédaction


Adébayo HOUNSOU
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#Posté le lundi 23 août 2010 07:54

Modifié le jeudi 09 septembre 2010 11:24

Interview du Président Abdoulaye BIO TCHANE à l'occasion du Cinquantenaire de l'Indépendance du Bénin



Interview du Président Aboulaye Bio Tchané le 01 Août 2010 pour marquer les cinquante ans de l'accession de notre pays à la souveraineté nationale et internationale.

Monsieur le Président, en votre qualité de citoyen béninois, quel bilan faites-vous des cinquante ans d'Indépendance du Bénin et quels défis entrevoyez-vous pour notre pays ?



ABT : Il faut rendre justice à nos ainés qui ont affronté les premières difficultés d'un Etat et d'une Nation au lendemain de l'indépendance. Ils ont fait ce dont ils avaient les moyens en partant de rien. De 1960 à 2010, le PIB par habitant de notre pays est passé de 137 000 FCFA à 179 500 FCFA. Par ailleurs, le taux de mortalité infantile, de 167,4% à 63,1% et le taux d'alphabétisation, d'à peine 10% à près de 40%. Nous devons beaucoup donc à nos aînés qui ont eu cette tâche importante de tout démarrer.

Toutefois, nous avons encore de lourds handicaps dans maints domaines. Tout d'abord, l'économie reste très insuffisamment diversifiée. Ensuite, le rythme moyen d'accroissement de la richesse nationale est très faible, comparé au taux moyen d'accroissement de la population. Ceci n'a pas permis de faire un bond déterminant dans l'amélioration des conditions de vie de la majorité de la population et en matière de lutte contre la pauvreté. 31% de nos compatriotes vivent avec moins de 500 FCFA par jour et 73% vivent avec moins de 1000 FCFA par jour. Notre pays est classé 163ème sur 177 quand nous évaluons l'indice de développement humain du PNUD.

La génération qui doit maintenant prendre la relève, notre génération, a des difficultés assez importantes pour construire un Etat et une Nation, répondant aux aspirations profondes de nos concitoyens.



Qu'entendez-vous par « construire un Etat et une Nation » ?

ABT : Construire un Etat béninois aujourd'hui, c'est se pencher avec esprit de suite et réalisme sur, entre autres, des défis qui s'articulent autour de trois piliers:

· Poursuivre avec un esprit d'unité notre processus démocratique et ouvrir de nouveaux espaces de liberté. C'est visiter concrètement des questions aussi importantes que la décentralisation effective, la lutte réelle contre la corruption et l'organisation de l'Etat dans un esprit d'équité ;

· Relancer les reformes pour rendre notre économie performante et créer des richesses dont nous percevrons tous les dividendes ;


· Reformer notre système social pour le rendre plus performant et plus solidaire. Cela passe notamment par une école mieux au service de la société et un système de santé qui intègre l'ensemble de notre population. Et bien sûr construire une plus grande solidarité vis-à-vis des groupes vulnérables. Il s'agit là, vous vous en rendez compte, de domaines sérieux auxquels il faut prêter une attention réelle, sans démagogie aucune et dans une atmosphère de démocratie pleine et pacifiée.



Et pour ce qui est de « construire la Nation » ?

ABT : La Nation béninoise reste vraiment à construire. Chaque béninois devrait se sentir à l'aise dans son pays, intégrer ses intérêts à ceux généraux du pays et faire fructifier la diversité de nos origines et de nos cultures.



Construire une Nation suppose une action volontariste qui se traduise par des actes concrets favorisant la connaissance des us et coutumes de chaque groupe ethnique, la promotion des activités qui rapprochent nos jeunes de tous les horizons, cultiver des valeurs unitaires et bannir les tendances au sectarisme. Il faut prendre garde de diviser le Bénin en deux zones opposées Nord-Sud ou de raisonner comme si l'on le souhaitait. Il faut prendre garde de diviser le pays entre ceux qui sont de la mouvance et les autres. Enfin, il faut surtout éviter de stigmatiser certaines pratiques religieuses. Les conséquences de ces divisions ont été dramatiques autour de nous pour que nous nous y amusions. Nos ainés devraient nous y aider et nous instruire sur les risques encourus.

De nombreux compatriotes s'expriment chaque jour contre ces discours et ces comportements régionalistes. J'ai ainsi entendu récemment Martin ASSOGBA d'ALCRER en parler au cours d'une conférence de presse. J'ai aussi lu « l'APPEL DES CENT CONTRE LE REGIONALISME ET L'ETHNOCENTRISME ». D'autres compatriotes s'expriment contre le phénomène. Et je crois que nous devons tous travailler dans cette direction pour construire une véritable nation solidaire.




Monsieur le Président, faut-il comprendre que vous vous engagez à poser des actes concrets comme le souhaite l'appel ?

ABT : C'est bien cela. Pour l'instant, je réfléchis aux actions dont je prendrai l'initiative avec toutes les forces et toutes les personnes qui voudront s'y associer. Certains ont souhaité l'organisation d'un Forum où le débat sur le régionalisme et l'ethnocentrisme sera mené de manière responsable pour son éradication. Pourquoi pas !

Je pense comme les initiateurs qu'il faut interroger :

l'histoire pré-coloniale et coloniale des peuples du Bénin ;
les diversités culturelles, linguistiques, religieuses ;
la responsabilité des acteurs politiques des cinquante dernières années ;
la pratique du développement national.
Ceci devrait nous permettre de rechercher les bases objectives des sentiments régionalistes et de leur expression. L'importance du sujet exige de faire appel aux compétences de scientifiques et de patriotes. J'espère que les signataires de l'appel accepteront de bon c½ur de nous prêter leur concours et leur expertise quand ce sera notre tour de leur faire appel. Et, j'espère qu'ils montreront leur réel engagement pour la construction d'une « Nation béninoise » et leur impartialité politique à propos de ce débat qui s'annonce.

C'est le message que j'ai voulu porter à mes compatriotes pour leur souhaiter bonne fête du cinquantenaire de l'Indépendance.

Source: abt2011.com

Adébayo HOUNSOU
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#Posté le dimanche 08 août 2010 10:05

Modifié le dimanche 08 août 2010 10:41

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